jeudi, novembre 17, 2005

Ton CV en Afrique!!!

















Je n'ai pas ecris le texte mais je trouve qu'il est bon de savoir tout ca! surtout nous les geeks!

L’Afrique, la Chine, le Pakistan et l’Inde sont devenus la poubelle du monde en matière de rebuts informatiques toxiques, c’est ce que dénonce un rapport publié cette semaine par un collectif international d'organisations de défense de l'environnement.


Pour réduire le fossé numérique, les pays du Nord exportent de plus en plus leurs déchets informatiques vers l’Afrique. Des milliers d’ordinateurs, imprimantes, scanners… arrivent chaque mois dans les ports. Quatre-vingt pour cent d’entre eux sont obsolètes et finissent dans la nature.

SYFIA - Quelque 500 conteneurs de 800 ordinateurs, soit 400 000 unités, entrent chaque mois au port de Lagos, au Nigeria. C’est l’Ong Basel Action Network (Ban) qui donne ce chiffre effarant dans un rapport, The digital Dump : Re-use and Abuse Africa, publié juste avant le Sommet de Tunis sur la société de l’information.

L’intention est bonne, relève Ban, qui lutte contre les mouvements transfrontaliers de déchets toxiques : contribuer à réduire la fracture numérique, en appliquant le principe repair & re-use (réparer et réutiliser). Mais, dans ces milliers de tonnes de quincaillerie informatique, 80 % des machines sont inutilisables, selon Ban. Dans les meilleurs des cas, ce matériel finit dans les grands marchés parallèles de produits informatiques de seconde main, comme le Ibeka Computer Village ou le Alaba International Market, à Lagos. Dans le premier, 3 500 petits business de vente et de réparation de pièces informatiques se sont installés, sur 6 ha. Le reste de ces machines continue son chemin vers de grandes décharges numériques où il est jeté ou incinéré. C’est là que commence le problème : "C’est un succès économique qui cache un désastre écologique", note le rapport qui énumère la liste des composants toxiques contenus dans les Pc : du cadmium au béryllium, en passant par le mercure, tous présents en grande partie dans les connecteurs, les lampes, les alliages et les tubes cathodiques des ordinateurs.

Selon Ban (basée à Seattle, Usa), ce vrai-faux altruisme cache, en réalité, la volonté des pays du Nord de se débarrasser à peu de frais de leurs Pc devenus obsolètes. En 2002 déjà, l’organisation avait relevé que 50 à 80 % des déchets informatiques collectés aux Usa sont exportés, en premier lieu en Chine, puis vers l’Afrique. Ce flux est nourri en grande partie par les 100 millions d’ordinateurs qui deviennent obsolètes chaque année aux Etats-unis. D’autres pays sont impliqués également, mais à un moindre degré : le Japon, la Belgique, l’Allemagne, Israël... Selon les estimations du Ban, l’Union européenne et les Usa contribuent chacun pour 45 % à l’envoi des déchets informatiques qui déferlent sur l’Afrique. "Au lieu de combler le fossé numérique, on ouvre une décharge digitale", signale le rapport qui parle d’"autoroutes de pollution numérique" que les pays du Sud sont en train de tracer en Afrique.

La convention de Bâle sur l’exportation des déchets toxiques qui date de 1989, régule cette réutilisation et oblige les exportateurs de machines vers les pays les plus pauvres à les tester, avant de les envoyer afin de s’assurer de la possibilité d’une deuxième utilisation, éventuellement après réparation. Cent soixante-cinq pays l’ont ratifiée, mais pas les Etats-Unis.

Les associations de défense de l’environnement ont soulagé de leurs déchets informatiques les pays occidentaux au mépris de la planète en général. Sept millions de tonnes de déchets électroniques aux Etats-Unis sont envoyés chaque année à la décharge, six millions en Europe. C’est d’autant plus inquiétant qu’avec le développement constant du parc informatique, ces rebuts sont en forte augmentation (18% par an), et leur retraitement coûte cher

Amusant : Ban a pu préciser l’origine des pays impliqués dans ce trafic à partir de données relevées sur les ordinateurs et dans certaines de leurs composantes, comme les disques durs. Les exportateurs ne prennent, en effet, pas la peine d’effacer les contenus enregistrés sur ces disques. Des données personnelles, des Cv, des documents comptables continuent à s’y trouver, et Ban en reproduit quelques exemples !!!

Les PHOTOS du rapport
Le site de Ban
Sources pour l'article ici et ici

2 commentaires:

Chris a dit…

Tres instructif l'article ! C'est dingue ces personnes qui ne nettoient meme pas leurs disques dur un minimum !

Pour les dechets electronique, je les accumule, pour ensuite les deposer gratuitement dans mon centre de recyclage local.

sandrine a dit…

IL parait que meme quand on efface ses donnes, on peut les retrouver. Il faut utiliser un logiciel specifique "shredder" pour completement les effacer.