mardi, janvier 23, 2007

Work Work Work



Un petit article cette semaine, qui vous surprendra peut-être, sur les heures de travail, des américains, des français et des japonais.
Pendant longtemps j’avais cru que les japonais étaient ceux qui travaillaient le plus…détrompez-vous…
Donc puisque la culture ambiante d’ici est tout pour son boulot, voici un article de 2001 que je trouve très très intéressant…
Allez, chanceux, savourez vos 35 heures !!!
« Les travailleurs américains ont augmenté leur temps de travail par rapport au Japon et à toutes autres nations industrielles pour le nombre d'heures travaillées par an, selon un rapport publié en 2001 par l'Organisation internationale du travail.
Celui-ci souligne que les Américains ont ajouté presque une pleine semaine à leur année de travail durant les années 90. Ils ont travaillé en 2000 1.979 heures en moyenne -- c'est a dire 49 semaines et 1/2.
C'est de 137 heures supplémentaires ou 3 semaines 1/2 de plus par an que les travailleurs japonais, 260 heures (environ 6 semaines 1/2) de plus par an que les travailleurs britanniques et 499 heures (12 semaines 1/2) de plus par an que les travailleurs allemands.
Les japonais, longtemps en tete du nombre d'heures travaillées, ont pendant un certain temps été la plus grande concurrence de l'Amérique dans ce concours pour qui travaille le plus dur.


Au milieu des années 90 les Etats-Unis ont surpassé le Japon et encore plus depuis.
« ce qui est unique aux Américains est qu'ils continuent à augmenter leurs heures de travail, alors que les heures diminuent dans d'autres nations industrialisées, » a dit Lawrence Jeff Johnson, l'économiste qui a surpevise le rapport.
« Cela à beaucoup avoir avec la psyché américaine, et avec la culture américaine. Les travailleurs américains sont désireux de faire la meilleure impression, et ainsi de faire beaucoup d’heures. »
Beaucoup d'économistes disent que les statistiques démontrent que le boom économique des États-Unis des années 90 a fourni du travail pour des dizaines de millions d'Américains. En revanche, les économies de l'Europe et du Japon se sont développées bien plus lentement, le cas échéant, entraînant beaucoup d’entreprises à une réduction de la semaine de travail.
Parmi les raisons des grandes différences entre les Etats-Unis et d'autres pays est que les Européens prennent typiquement quatre à six semaines des vacances tous les ans, alors que les Américains prennent deux à trois semaines.
Puis, il y a la France. Tandis que les employeurs américains continuaient à ajouter des heures supplémentaires pendant les années 90, en France le gouvernement a ramené la semaine de travail officielle à 35 heures dans le but de pressuriser des compagnies pour embaucher plus de gens.

Mais il y a aussi un autre avantage. Les travailleurs français sont en fait plus productifs par heure que les Américains.
L'Organisation internationale du travail a classifié les Etats-Unis numero1 des dans le monde pour la productivité par travailleur. Mais en partie en raison du nombre comparativement élevé d'heures que les Américains travaillent, le rapport a constaté que la France et la Belgique ont en fait dépassés les Etats-Unis dans la productivité par heure. La France, termine donc en tête de liste, avec $33.71 de valeur ajoutée par heure en moyenne, comparé à $32.98 pour la Belgique et à $32.84 pour les Etats-Unis !!! »

Oui vous avez bien lu, prendre plus de vacances ne vous rends pas plus faineant, mais plus efficace !!! ;)

Ps: les images font reference a la phrase prononcee par ce cher buisson lors du debat des presidentielles, faisant allusion a la fonction de president, celui-ci a dit "it's hard, it's hard work"!!! hillarant...

Article source en anglais
un autre site sur ce sujet en anglais
le rapport de l"OIT en francais

4 commentaires:

Le Piou a dit…

Ca c'est clair! Les Americains passent enormement de temps au bureau... maintenant pour ce qui est de bosser pendant ce temps c'est autre chose... Et je parle pas des pauses cafe au Starbuck du coin ou des reunions a repetitions...

transall a dit…

Bonsoir,

Billet très intéressant, même si l'étude date de 2001...

Récemment, j'ai parcouru dans l'avion un article rédigé par un économiste anglais très connu à propos des entreprises françaises. Vu "l'amour" que nous porte la perfide Albion, je m'attendais à lire les horreurs habituelles sur notre compte, eh bien je fus mal inspiré car la morale dudit article était plutôt favorable à notre bonne vieille France.

Pour résumer, l'économiste en question mettait en avant les défauts habituels à savoir une fiscalité opressante, des semaines de 35 H, un cadre social contraignant, toutes choses au demeurant parfaitement exactes.

Dans le même temps, il notait que lesdites entreprises pour pouvoir évoluer dans un milieu aussi hostile avaient développé des compétences étonnantes pour exploiter le moindre gisement de productivité à même d'assurer leur survie.

Il notait par ailleurs que les infrastructures en matière de transports (TGV, avions & autoroutes) venaient étayer l'attrait de l'hexagone pour les investisseurs étrangers malgré le milieu ambiant pour le moins difficile.

Depuis que je parcours les blogs, je trouve particulièrement intéressant de lire ceux d'Américains ayant pris la peine de venir s'installer en France car ils donnent généralement une bonne idée du choc de culture à leur arrivée.

L'un de ces blogs était tenu par un chef d'entreprise qui a découvert notre monde du travail et, comme le souligne fort justement le piou, s'apercevait que les heures de présence au bureau étaient (généralement) mieux occupées par les employés français que par ses concitoyens qui, in fine, compensaient effectivement par un nombre d'heures supérieur.

Personnellement, je reste persuadé qu'il faut trouver un équilibre entre travail et repos, ce dernier étant quoi qu'en disent les U.S.A. une composante essentielle de la santé mentale des humains.

Il est parfaitement inutile de "tuer" au travail un individu, sauf bien entendu si on rentre dans une logique de l'employé "kleenex" où après avoir été pressé comme un citron on le jette et on prend le suivant dans la liste d'attente.

Je suis toujours dubitatif devant le recours systématique des Américains au psy tel qu'on le voit dans les feuilletons, articles de presse, etc... Si la réalité est en adéquation avec l'image que nous montre la télé américaine, il est grand temps qu'ils s'inquiétent car un peu plus de temps libre me paraîtrait fort salutaire.

Quant à la dérive du "toujours plus" en matière d'heures travaillées histoire de montrer qu'on est un employé consciencieux, ici on appelle ça du "lèche c...", mais c'est bien connu l'esprit gaulois est forcément décadent, n'est ce pas ?

Allez, je m'en vais aller au lit moi, des fois que je sois fatigué demain matin au bureau et que je me blesse en m'effondrant sur mon clavier... ah mais, c'est vrai, je n'ai rien à craindre puisque fainéants comme nous sommes ce genre d'accident du travail sera intégralement pris en charge par la sécu (m'enfin, c'est bien l'idée qu'on s'en fait aux U.S.A., non ?).

Amitiés,

Didier (photo blog)

Sardinette a dit…

salut Pioupiou! mmm oui peut-etre mais bon y'a des glandots aussi en france... mais ils ont l'air d'etre plus efficaces en moins de temps!!!

merci pour ce long commentaire Didier, oui comme quoi on peux etre efficace en prenant des vacances!!
oui il est effectivement necessaire d'avoir une bonne separation entre sa vie et son travail. Malheureusement la logique du presse-citron est egalement tres repandue en france, avec quelques semaines de vacances en plus et la secu!!! (ici si vous avez de la chance votre travail paye votre assurance sante, un peu moins de chance, une partie est deduite de votre salaire, pas du tout de bol, faut tout payer soi meme, independemment de son travail...)
Par contre pour la question d'aller s'allonger sur le divan, chose c'est vrai beacoup plus acceptee et pratiquee sur la cote Est et Ouest des Etats-Unis, pas besoin de se tuer au travail!!!
Loin de nous le concept qu'il faut etre azimute pour aller chez le psy, je pense que si la plupart des gens dans le monde allaient raconter leurs bobos, y'aurait moins de guerres et de genocides...
je te l'accorde les vacances sont salutaires mais elles ne resolvent pas les blessures de l'ame...

quant a l'idee que les americains se font de notre systeme de sante, bien ils savent que cela existe et ils l'envient... apres de la a vouloir payer plus d'impots pour financer un tel systeme, on en est loin.... :(

a+!
a quand les billets d'humeur sur ton blog? ;)
sardinette

transall a dit…

Hello Sardinette,

Des billets d'humeur sur mon blog ?

L'idée m'a traversé l'esprit (fort encombré en ce moment) mais dans l'immédiat j'ai laissé de côté le concept pour plusieurs raisons :

a) - traduire mon humeur en anglais relèverait du masochisme, vu que mon niveau n'est pas encore "top" en la matière

b) - ce serait à coup sûr un moyen comme un autre d'améliorer mes statistiques mais, ayant pour principe jusqu'à présent de répondre à chaque commentaire laissé sur mon blog, il est probable que je finisse le regard à marée basse sur mon clavier...

Cela étant dit, il n'y a que les imbéciles qui, paraît-il, ne changent pas d'avis alors il est possible qu'un jour je prenne une autre direction.

Comme tu es l'une de mes fidèles lectrices, peut-être me verras-tu donc bloguer un de ces quatre matins sur mon humeur.

Probablement commencerai-je par une série genre appréciation des bouquins que j'ai lus récemment.

J'en consomme un certain nombre avec quasiment 3 H de transport chaque jour, ou quand je descends dans les Landes, et là aussi l'idée a germé de donner un avis sur les titres qui m'ont plu et ceux qui m'ont laissé sur ma faim. A creuser donc...

Côté psy, je ne conteste pas l'utilité de la profession mais plutôt le recours inconsidéré qu'on peut y faire.

Je voyais récemment un documentaire sur Arte présentant la vie quotidienne de cinq filles à New-York, et l'une d'elle appelait systématiquement sa psy pour savoir ce qu'elle devait dire à son fiancé pour telle ou telle chose de la vie courante.

Des inconstants de ce genre, nous en avons aussi en France mais j'ai l'impression que le recours à la psychanalyse est tout de même moins entré dans les moeurs.

Pour être franc, depuis que je bosse ou dans mes cercles d'amis je n'ai jamais croisé qui que ce soit qui m'ait parlé de son psy ou ait abordé le sujet. Peut-être certains ont-ils une pudeur à avouer qu'ils consultent, c'est possible, mais globalement il me semble que le sujet ne passionne pas du tout les foules de ce côté-ci de l'Atlantique.

M'enfin, c'est l'impression que j'en ai tout au moins.

Amitiés,

Didier (photo blog)